Publié le 25.05.2016

On a tendance à voir les entreprises familiales comme des structures fermées, fragiles, peu innovantes et manquant d’agilité. C’est pour casser ces idées reçues, pour comprendre leur ADN, leurs forces, leurs challenges et leurs attentes que Bpifrance Le Lab est allé à leur rencontre. Et les résultats sont surprenants ! Pour continuer à croître et relever les défis qui se posent à elles (développement de l’entreprise, recrutement des talents, opération de transmission), beaucoup sont prêtes à ouvrir leur capital. Mais l’entrée au capital d’une entreprise familiale, cela se mérite !

Bpifrance Le Lab a retenu trois critères pour définir une entreprise familiale : la famille est actionnaire de référence, impliquée dans la gestion de l’entreprise, et il y a une volonté de transmettre l’entreprise à la génération suivante. Sur cette base, et hors TPE, la France compte environ 50 000 PME et ETI familiales.

Pour réaliser cette étude, Bpifrance Le Lab a étudié plus de 400 réponses de dirigeants d’entreprises familiales, et a mené 20 entretiens en face à face. Cela en fait l’enquête de terrain la plus large jamais réalisée à ce jour auprès de cette population.

Trois grands enseignements peuvent être tirés de cette étude :

  • Les entreprises familiales sont résilientes et résistent mieux aux périodes de crise. Les 200 entreprises familiales dont Bpifrance est actionnaire ont en effet un taux de défaillance deux à trois fois plus faible que les PME classiques.
  • Les entreprises familiales sont innovantes, ouvertes et agiles : elles sont capables de soutenir des projets innovants dans la durée ; elles excellent dans le networking, dans et en dehors du réseau familial ; et elles ont des circuits de décision très rapides.
  • L’ouverture du capital est un sujet important, qu’elles envisagent de traiter à court ou moyen terme : 41 % des entreprises de l’étude ont déjà ouvert leur capital et 9 % envisagent de le faire. D’après les témoignages, le partenaire idéal au capital doit :

-          comprendre et respecter les valeurs de la famille ;

-          avoir une vision industrielle du projet d’entreprise et apporter son expertise ;

-          s’engager sur le long terme.

Parmi les entreprises qui ont déjà ouvert leur capital, 43 % ont choisi de l’ouvrir à un fonds d’investissement, et 36 % à leurs collaborateurs.

Contrairement à une idée reçue, l’ouverture du capital n’est pas la fin du modèle familial. C’est au contraire un moyen de le pérenniser, en apportant une réponse aux 3 défis qui se posent aux PME et ETI familiales :

-          le développement de l’entreprise (croissance interne ou externe) ;

-          le recrutement et la fidélisation des salariés ;

-          la transmission de l’entreprise.