Bpifance Le Lab et Rexecode présentent le deuxième baromètre trimestriel : «Trésorerie, Investissement et Croissance des PME/TPE».  Avec un focus d’actualité pour cette rentrée : « Les PME et la Responsabilité Sociétale des Entreprises ». 

Les TPE et PME interrogées par Bpifrance et Rexecode en septembre 2018 signalent toujours des conditions financières, interne (état des trésoreries) et externe (accès au crédit), très favorables. Le ralentissement de l’activité depuis le début de l’année se matérialise par un investissement attendu moins dynamique qu’en 2017 et des perspectives de demande un peu plus incertaines. Mais ce sont les difficultés de recrutement qui apparaissent toujours comme le principal frein à la croissance, signalées par plus de la moitié du panel.

Interrogées spécifiquement ce trimestre sur la RSE, les PME engagées dans ce type de démarche restent minoritaires (20%) avec pourtant un effet tangible sur leur attractivité déjà senti pour la moitié d’entre elle. Le manque de moyens, notamment humain, reste un frein important.


Des conditions financières très favorables, quelques signes de ralentissement :

Trésorerie : Après plusieurs trimestres de repli, la trésorerie des PME s’est améliorée au cours des 3 derniers mois. Les prochains mois sont en revanche entourés d’incertitudes, les PME anticipant une trésorerie plus tendue.

Délais de paiement : Les délais de paiement des clients se sont raccourcis au cours des 4 derniers mois et restent toujours bien orientés.

Investissement : Comme il y a un an à la même période, 60% des chefs d’entreprises ont déjà investi pendant l’année ou pensent le faire. La croissance des montants investis serait plus faible qu’en 2017, en cohérence avec le ralentissement déjà observé sur le premier semestre après le pic de l’année dernière. Cet investissement demeure majoritairement orienté vers la modernisation et le renouvellement d’équipements (respectivement cités par 64% et 78% des PME déclarant investir).

Accès au crédit : Les PME disposent d’un accès au financement jugé toujours très aisé, qu’il s’agisse de celui dédié à l’exploitation courante ou au financement de l’investissement. Il est même encore un peu plus aisé qu’il y a trois mois.

Freins à la croissance : Les difficultés de recrutement sont plus que jamais perçues comme le principal frein à l’activité, devant le niveau de la concurrence. Elles sont citées par 56% des entreprises interrogées et leur importance ne cesse de croître. La dégradation des perspectives de demande devient plus pesante pour un quart des entreprises, en lien avec le ralentissement de l’activité observé depuis le début de l’année. A l’inverse, le manque de fonds propres n’est plus un frein important à la croissance. Désormais, seules 19% des TPE et PME en font état.

Une PME sur 5 engagée dans une démarche RSE :

Le volet environnemental concentre la majorité des initiatives (84% des PME engagées dans une démarche RSE), focalisées particulièrement sur la gestion de la pollution et des déchets, ainsi que sur l’utilisation durable des ressources. Les PME sont devenues beaucoup plus sensibles à la protection de la biodiversité.

73% des PME ayant engagé une démarche RSE l’ont investi dans le domaine social. L’accent est notamment mis sur l’organisation du travail, la santé et la sécurité au travail jugés prioritaires dans ce domaine.

Un peu plus de la moitié des PME engagées dans une démarche RSE estiment qu’elle a d’ores et déjà eu un impact sur leur image et/ou attractivité.

Les PME non encore engagées (80%) estiment pour moitié que ce n’est pas une priorité, pour l’autre moitié qu’elles manquent de moyens humains et de temps pour la mettre en œuvre.

Enfin, et dans un contexte où les difficultés de recrutement sont de plus en plus citées comme un frein à la croissance, seules la moitié des PME interrogées ont mis en place un plan de formation, portant très majoritairement sur l’acquisition de nouvelles compétences techniques.