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Le discours consistant à vanter la facilité et la gratuité d’une présence sur les réseaux sociaux est prédominant. Ce mythe de la gratuité et de la simplicité est certainement à l’origine de la vague de création, puis d’abandon de pages officielles par les entreprises à partir de 2013. Car NON : créer une page sur un réseau ne suffit pas à rassembler une communauté autour de sa marque. Et NON : produire et diffuser du contenu ne garantit pas qu’il sera vu par des millions d’utilisateurs. Les entreprises impliquées a minima ne pouvaient être que déçues. Pour tirer un réel profit des réseaux sociaux, il faut définir une stratégie claire, y consacrer un minimum de temps et d’argent (un premier budget autour de 10 k€ par an coût de personnel inclus). C’est un coût d’entrée qui peut paraître conséquent, mais il a le mérite de donner un premier niveau de maitrise du sujet, sur lequel les entreprises peuvent par la suite largement capitaliser.

Par ailleurs, les réseaux sociaux sont souvent présentés commele nouvel eldorado de la communication en ligne. Il est vrai qu’ils offrent une visibilité intéressante pour une marque qui souhaite entrer en contact avec ses consommateurs. Seulement, c’est une vision limitative, qui tend à exclure les entreprises positionnées en BtoB qui ne se sentent pas concernées.

Car finalement, d’autres applications business sont tout aussi valorisables, comme la prospection commerciale, la gestion de la relation client, la veille sectorielle et concurrentielle, le recrutement des talents, etc.

Ce sont ces usages que nous souhaitons promouvoir à travers cette étude, comme autant d’opportunités à la portée de TOUTES les entreprises.



ce qu'il faut retenir

Les 2 objectifs de cette étude :

  • Comprendre où en sont les PME-ETI avec les réseaux sociaux aujourd’hui
  • Eclairer les dirigeants de PME-ETI sur les principaux enjeux business des réseaux sociaux

Une méthodologie fondée sur 2 volets :

  • Quanti : lancement d’une enquête de grande ampleur en avril-mai 2018, envoi d’un questionnaire auprès de plus de 30 000 dirigeants de PME-ETI, plus de 1650 réponses récoltées
  • Quali : entretiens face à face et téléphoniques avec 20 dirigeants et une quinzaine d’experts des réseaux sociaux

Les grands enseignements de l’étude :

  • Les réseaux sociaux demeurent un territoire inexploré par les PME-ETI françaises : 70% y sont présentes mais 65% se disent peu actives et inactives. Et elles n’y consacrent pas de budget : 80% dépensent moins de 10 k€/an coûts de personnels inclus, dont la moitié ne dépensent rien du tout.
  • Les réseaux sociaux sont hors du champ de vision du dirigeant de PME et ETI. C’est un sujet « annexe ». Dans les freins évoqués, 85% disent manquer de temps et 70% disent que ce n’est pas un enjeu prioritaire.
  • Il existe un fort décalage entre la vision idéale et les usages des entreprises au quotidien. Peu d’actions sont aujourd’hui mises en place et ce sont des actions qui traduisent une présence encore peu rationnalisée autour d’objectifs déterminés et précis (beaucoup de relais d’informations et de publications de photos, sans logique très précise).
  • C’est l’appétence du dirigeant pour le sujet, soit une donnée personnelle, qui constitue le premier facteur d’engagement de l’entreprise sur les réseaux. Elle prime même devant le secteur d’activité, qui est également déterminant. Les entreprises en contact avec le consommateur final ont plus de facilité à s’emparer du sujet (comme les services, le commerce ou encore le tourisme).
  • L’étude met en lumière 4 comportements d’entreprises sur les réseaux sociaux : 44% forment la « masse silencieuse », 19% les « désinvoltes », 9% les « combatives » et 28% les « pionnières ».
  • Nous avons identifié quatre usages clés permettant de composer un premier plan d’actions compatible avec tous les types d’entreprises, de tous secteurs, de toute taille et de tout âge 

Prospecter / vendre

Améliorer la relation client

Augmenter sa visibilité (auprès des clients, des partenaires, des employés, etc.)

Faire de la veille sectorielle et concurrentielle


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