Expression méconnue il y a encore dix ans de cela, la responsabilité sociale de l’entreprise (la RSE), est entrée dans le langage commun et les mœurs des dirigeants de PME et ETI. Comment la RSE est-elle vécue et pratiquée dans les entreprises françaises ? Bpifrance Le Lab a mené l'enquête auprès de 1 150 dirigeants de TPE, PME et ETI. 


Ce qu'il faut retenir : 

1/ Il existe autant de façons de faire de la RSE dans les PME-ETI que d’ADN d’entreprises et d’entrepreneurs. 
La RSE est une démarche volontaire, inclusive, équitable pour un développement durable. 

2/ L’adoption de la RSE dans les PME-ETI est assez massive et récente.
En effet 90% des dirigeants interrogés déclarent mener des actions RSE ; 50% disent avoir une démarche RSE, 25% une démarche structurée autour d’un plan d’actions à moyen ou long-terme. 

3/ Si, en principe, la RSE ne requiert pas une taille critique, la part des entreprises qui font de la RSE croît avec l’envergure. 
Le nombre d'actions mises en place et le dégré de structuration des démarches RSE progressent avec la taille de l'entreprise. 

4/ Les PME et ETI  sont principalement présentes sur le volet social / gouvernance de la RSE.
La RSE se traduit souvent par une gouvernance plus ouverte et de meilleures conditions de travail. L’axe environnemental s’avère moins investi. 

5/ Les différences sectorielles se révèlent notable en matière de RSE.
Alors que le secteur des services s’investit dans l’axe social, le transport et le tourisme sont plus engagés dans le volet environnemental.

6/ Si la majorité des dirigeants de PME portent un regard positif et bienveillant sur la RSE, la formalisation d’un plan d’action dépend grandement de la conviction personnelle du dirigeant.
Les plus engagés sont les plus convaincus de l’intérêt économique d’un projet RSE.

7) Notre enquête nous a permis de faire émerger 4 profils face à la RSE.
Notre échantillon de 1 154 répondants se répartit entre :
· les convaincus (25% des répondants) : Pour eux, la RSE est un levier de compétitivité. Ils voient cette démarche comme une opportunité d’affaires.
· les socio-engagés (20 des répondants) : Pour eux, la RSE est un moyen de fédérer les hommes mais pas nécessairement une opportunité de développement ou un axe de différenciation.         
· les sceptico-favorables (30% des répondants) : Ils n’ont pas de convictions fortes au sujet de la RSE, ils y sont néanmoins plutôt favorables.
· les sceptico-réfractaires Dans l’ensemble, la RSE reste pour eux une contrainte supplémentaire qui s'ajoute au fardeau déjà bien lourd du dirigeant de PME-ETI.




Pour en savoir plus

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Leur expérience

« La RSE est un « fil rouge » qui permet d’améliorer l’ensemble. C’est économiser les ressources mais aussi produire de la richesse de façon vertueuse. Le terme « performance globale » serait toutefois mieux compris et entendu ».
Benoit REY, Co-gérant ARECO

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